Dimanche 22 novembre 2009
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Source= http://www.ouest-france.com
Je viens de voir le spectacle " 99" d'Erwan Asseh, à Ploudalmezeau.
Ce nombre représente une des indications qui figuraient sur les documents d'immigration, lorsqu'Erwan et sa famille sont arrivés en France.
La belle salle de Ploudalmezeau a accueilli ce soir des têtes de tous âges, l'ambiance était plutôt "famille" que hip hop banlieue, si l'on se satisfait de bornes stéréotypées..Erwan apparait tout
de noir vêtu, sur décor noir, zébré par quatre filins élastiques...
Musique. Il nous raconte sa vie, là... De son enfance, de ses difficultés d'intégration dans les écoles privées du coin, du coup de poing qui lui vaut un renvoi "je veux pas qu'on me traite de
noir, moi!".
Du fait qu'il n'ait longtemps rien choisi et qu'on l'ait fait pour lui. Trop longtemps.
Jusqu'au jour où durant un cours, il interpelle la prof qui tente de le calmer mais décidément, il veut dire ce qu'il a à dire! "Mdame, j'ai vraiment envie de tout arrêter parce qu'il y en a marre
qu'on m'impose tout et que je ne puisse faire mes choix, moi!". Caprice de môme, désir d'affirmation d'adolescent?
"Fonce, Erwan, fonce, réalise tes rêves". Et le gosse de tout plaquer, sur le champ. De sortir du guêpier, de la toile d'araignée qui entrave ses gestes, qui l'exténue. La prof, ce soir, était
parmi nous et Erwan en direct l'a remerciée avec un profond respect. Les cheveux désormais blancs recouvraient l'âme d'une enseignante passionnée et apparemment passionnante: "avec vous,
mdame, j'ai aimé l'école". Et pourtant ce gamin-là n'a pas dû l'aimer beaucoup...
Il quitte tout et se lance dans l'aventure de la danse, tardivement. En autodidacte, il part sur Paris, rencontre une prof sacrément balaise, avant d'autres grands chorégraphes qui lui
transmettront également leur Art. Elle lui enseigne le hip hop et les autres formes artistiques. Gestes malhabiles puis vraies dispositions obligent, le p'tit gars progresse vite et
surtout réalise le mixage des formes: tout s'y retrouve, en harmonie, de la gestuelle classique, à la capoera, au hip hop..tout est là, la touche d'Asseh, le métis à la recherche de ses
racines.
Il les retrouvera concrètement encore plus tardivement lors d'un contrat en Afrique , il sera face à face de son père, cru "honni", qu'il se surprend finalement à ne pas haïr
parce qu'il n'est pas si monstrueux que son esprit l'avait élaboré durant ces longues années d'éloignement! Apaisement... ne pas dire "papa" mais l'entendre résonner dans sa tête, trouver l'écho
dans le corps d'un homme, dans sa culture, dans ses danses...Et avec lui, c'est toute l'Afrique qui danse et réagit, spontanément, viscéralement, rythmiquement. Un coeur géant qui bat.
Erwan est un homme bon et beau. Dans le sens le plus profond de ces mots. Capable de raconter sans impudeur, après s'être mis à nu. De rire de tout, surtout de lui, de positiver sur le plus
sordide, de transformer le monde d'une envolée, d'une pirouette risquée, d'un déplacement souple, félin...
Les petites filles et tous les autres spectateurs lui offrent dessins et déclarations, lui posent des questions qui l'étonnent. OUi, voici une de ses forces: il s'étonne encore de tout. Et il est
disponible. Tout semble simple aux grands esprits qui ont du coeur."Yes man, t'es un bon!"
Tout simplement de nous emporter, très haut et avec enthousiasme et émotions.
La Luciole
Par La Luciole de Bretagne
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Dimanche 15 novembre 2009
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ACTEURS :Dany Boon,
André Dussollier,
Nicolas Marié,
Jean-Pierre Marielle,
Julie
Ferrier
Le nouveau film de
Jean-Pierre Jeunet Micmacs à
tire-larigot dévoile un pauvre gars qui n'a pas eu de chance: son père meurt, explosé sur une mine, lui-même se prend une balle qui a la bonne idée de se loger dans son
cerveau et d'y faire son nid, insidieusement.
Satire sur le trafic d'armes...
Sans compter sur la fantaisie, le monde de Jeunet: couleurs sépias, chaudes pour la famille de marginaux à laquelle appartient le Bazil (Dany Boon) heureusement adopté après avoir été mis au
placard social. Froides pour le monde des marchands d'armes, immeubles démesurés, comme les tueurs qui ont des musc les et des mines "plus patibulaires tu meurs"!
Il y a donc une solidarité des petites gens, des oubliés, des originaux, des marginaux, des fantaisistes: le
concepteur d'automates, la contorsionniste hyper sensible, le vieux truand ingénieux, le poète très classos
joué par Omar, pote de Fred sur Canal, l'acteur fétiche Nicolas Marié ici bonhomme-canon détenteur du record
de distance (année..?oubliée!), la fan des nombres qui calcule tout (quelle angoisse!)...et la bonne leçon donnée aux marchands d'arme vaut le détour!
Un bon moment, sans prise de tête! Qui fait oublier la tempête qui sévit sur la Bretagne, un dimanche de
novembre....
J'ai adoré La Cité des enfants perdus, j'ai été envoûtée par Amélie Poulain, j'aime sa langue filmique à
ce réalisateur-là !
!
http://www.jpjeunet-siteofficiel.com/?gclid=COnE4P-Gjp4CFU0A4wodgBSCpA
http://www.dailymotion.com/video/xay346_un-micmac-a-la-jeanpierre-jeunet_news
Par La Luciole de Bretagne
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Samedi 7 novembre 2009
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16:25
pho
Photo de P. Grados
J'aime cette image alors je partage!
Par La Luciole de Bretagne
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Samedi 7 novembre 2009
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15:50
J'ai découvert un petit bouquin très drôle "Le Dico Rigolo des marmots" de Philippe Lecaplain, chez ALbin
Michel.
Je vous offre quelques-unes des citations pêchées dans ce recueil de bonne humeur!
Adulte: "c'est l'âge qu'on a, quand on a les pieds très loin dans le lit" de Violette 4 ans
Amour: "ça arrive quand la fille se met du sent-bon et que le garçon s'asperge de l'après-rasage de son père et qu'ils vont dans un coin du square pour se sentir" de Guénolé 8 ans
Apéro: "c'est le goûter des adultes" d'Elio 5ans et demi
Avion: "Egratigneur du ciel" de Ninette 5 ans
Baiser: "Bisou où on bave dans la bouche du garçon" de Léonie 9 ans
Bonheur: "C'est quand je fais un câlin avec Papa et Maman" de Roseline 6ans
"Pour nager dedans, il faut rester prudent et rester là où on a pied" d'Alix 10 ans
Cactus: "Espèce de grosse courge hérissée de piquants sur quoi tombent les parachutistes qui n'ont pas de chance" de Karim 9 ans
Chauve: "tête d'un monsieur qui a effacé ses cheveux et qui ressemble à une gomme" d'Eva 6 ans
Et des perles comme ça comme ça pour toutes les lettres de l'alphabet!! Je n'en ai sélectionnées que quelques-unes! Elles sont irrésistibles car pleines de poésie et ce sont de vraies images!
Par La Luciole de Bretagne
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Mercredi 21 octobre 2009
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17:39
Date de sortie cinéma : 16 septembre 2009
Réalisé par Andrea Arnold
Avec Katie Jarvis, Kierston Wareing, Michael Fassbender
plus...
Long-métrage britannique. Genre : Drame
Durée : 2h02 min. Année de production : 2009
Cette môme, elle a tout pour désespérer;.. Une mère qui vogue à la dérive, touchante mais paumée,
toute de blondeur décoiffée. Parce qu'on sait qu'être blonde, forcément, c'est être sexy, avec tout le reste qui va bien, fringues provocs, maquillage outrancier, langage châtié.
La petite soeur parle à sa grande frangine avec des crapauds plein la bouche: ça s'insulte, ça se dévorerait presque, ces petits animaux-là!
Et pourtant... et pourtant, il y a un putain d'amour entre ces trois-là. L'épisode de la danse à trois est à glacer d'émotion. Pas de mots, personne ne les maîtrise. Pas d'effusions, on ne sait
pas s'aimer. Mais une vraie vague, bouleversante qui les embarque quelques minutes. Ensemble.
Ce film, c'est l'évolution d'une petite nana-qui-n'en-veut, qui aime danser, qui s'oublie dans les enchainements souvent maladroits mais chargés de ses rêves, de ses émotions, de ses mots.
Dansés.
Il y a bien sûr le risque des rêves brisés, le cheval blanc rachitique qui y passe, l'épisode du
casting durant lequel elle se dégonfle... Mais elle tient! Franchement, on se demande comment. Et pourtant, des gamins comme ça, j'en connais, j'en cotoie.
Autour, c'est l'horreur d'une cité anglaise bien pourrie mais vivante aussi, malgré tout, de relations peu glorieuses -l'amant de sa mère qui abuse d'elle, les jeunes qui lui sautent dessus, la
violence. entre filles, partout, la violence..- une ébauche de relation un peu plus chaleureuse, presque complice avec un jeune. Un autre extraterrestre qui joue la carte de la débrouille et de
la marginalité.
J'aime ce film. Voila. Pour tout. Pour tout ce que ça montre, réalités qui sont, avouons-le, parfois dégueulasses mais quand la petite monte dans la voiture de son amoureux, on sait que la
vie commence vraiment pour elle. Elle a eu le courage de larguer les amarres. De toutes façons, c'est bien mieux que d'attendre le Prince Charmant -bel enfoiré dans ce monde-là- qui viendra
quelques heures alors que sa femme légitime est chez le coiffeur... Les larmes sur les carreaux, ça se mélange à la pluie...autant les garder pour soi parce qu'ici, en Bretagne, nom d'un chien,
'y a assez d'eau!
Par La Luciole de Bretagne
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